4 juin 2013

La Probabilité Statistique de l'Amour au Premier Regard par Jennifer E.Smith - Critique et Avis





Titre: The Statistical Probability of Love at First Sight
Auteur: Jennifer E. Smith
Genre: Realistic Fiction / Romance
Date de parution V0: 2 janvier 2012
Lu en: Anglais
Édition: Poppy Books - Little Brown - Hachette Book Group
Note: 8/10
Description: Today should be one of the worst days of seventeen-year-old Hadley Sullivan's life. Having missed her flight, she's stuck at JFK airport and late to her father's second wedding, which is taking place in London and involves a soon-to-be stepmother Hadley's never even met. Then she meets the perfect boy in the airport's cramped waiting area. His name is Oliver, he's British, and he's sitting in her row.

A long night on the plane passes in the blink of an eye, and Hadley and Oliver lose track of each other in the airport chaos upon arrival. Can fate intervene to bring them together once more?

Quirks of timing play out in this romantic and cinematic novel about family connections, second chances, and first loves. Set over a twenty-four-hour-period, Hadley and Oliver's story will make you believe that true love finds you when you're least expecting it.



Existe aussi en français


Titre: La Probabilité Statistique de l'Amour au Premier Regard
Date de parution VF: 18 janvier 2012
Édition: Hachette Jeunesse - Collection Bloom
Description: Hadley, une jeune fille de 17 ans, manque de 4 petites minutes son vol pour Londres. 4 minutes qui vont changer sa vie. Alors qu’elle doit se rendre au mariage de son père avec une femme qu’elle ne connaît pas mais déteste déjà, Hadley se retrouve coincée dans un aéroport de New York pour attendre le prochain vol. Elle y rencontre Oliver, un Anglais faisant ses études aux États-Unis et qui prend le même avion qu’elle. Le charme opère immédiatement. Arrivés à la douane de Londres, chacun part de son côté. Mais le destin peut avoir plus d'un tour dans son ciel!





Je sais que je l'ai déjà dit plusieurs fois mais je le répète de façon officielle: J'avais déjà lu ce livre en VF l'année dernière. Cependant, la traduction ne me plaisait pas, et rendait le roman un peu écrit à la va vite.

Exemple: "He laughs" ou "He says with a laugh" qui devient "(Il se marre.)" - si si, parenthèses inclues.

Vous voyez ce que je veux dire?
Donc, j'avais lu ce livre en VF, et j'avais beaucoup misé dessus, je l'attendais depuis un petit moment, et là BAM! Dans ta face, la traduction merdique pas terrible. Donc j'ai décidé de recommencer en VO cette fois. Et c'est 1000 fois mieux comme ça.

(Comprenez ceci: si vous avez la possibilité de le lire en VO, je le recommande beaucoup plus qu'en VF)

L'Amour au premier regard, donc?

Selon le titre - VO ou VF - il s'agit d'un amour éclair: un seul regard, et Pouf! je t'aime. Un coup de foudre en gros.
Publicité mensongère.
La totalité de l'intrigue dure 24 heures. 236 pages sur 24 heures. Donc oui, l'amour entre les deux adolescents est super rapide, mais pas au premier regard. Et tant mieux: le roman n'aurait qu'une dizaine de pages, et on passerait outre les meilleurs moments - sourires en coin, drague, tendres regards, et flirt.

Hadley est une adolescente de 17 ans qui doit rejoindre son père à Londres - de l'autre côté de l'Atlantique - pour assister à son mariage avec une femme qu'elle n'a jamais rencontré.
Ce qu'il faut retenir de cette phrase est la seconde partie "pour assister à son mariage avec une femme qu'elle n'a jamais rencontré".

Hadley est un personnage un peu difficile à vivre - à mon goût. Sa déception et sa colère vis à vis de son père, qui n'est jamais rentré à la maison, rythment furieusement le roman.
Contrairement à elle, Oliver, un britannique - vous savez que les Américains raffolent des Européens - semble plus facile à vivre, plus agréable. Et pourtant, c'est un garçon plutôt fracassé par sa relation avec son père, en colère et déçu, comme Hadley.
Ces deux personnages sont super adorables et attachants.

Leur romance, lente et rapide à la fois, est très tendre, parfois maladroite - juste adorable et rafraîchissante. Mais il ne s'agit pas uniquement de l'amour entre deux adolescents. On parle aussi de l'amour entre deux parents, de mariage et de divorce, mais surtout de l'amour entre un parent et un enfant, et de la façon dont cet amour les forge.
Hadley ne serait pas la même si son père n'avait pas rencontré une autre femme.

Je trouve ma chronique un peu maladroite, mais j'ai dû mal à la construire, alors pardonnez moi

La lecture dans sa globalité

La lecture est rafraichissante, et plutôt rapide. La première moitié du livre se concentre sur le voyage en avion, et je pense que c'est justement idéal pour un voyage, en avion ou en train.

Écrit à la troisième personne, la version française rend le roman mauvais, ponctué de phrases inexistantes en VO. C'est tout à fait différent en VO, plus sérieux, plus mature, j'ai mieux apprécié l'écriture de l'auteur que du traducteur.

L'intrigue se déroule sur 24 heures, mais des moments du passé d'Hadley surgissent quelques fois, qui m'ont parfois plus ennuyé qu'autre chose.

J'ai beaucoup apprécié les différences entre les expressions Britanniques et Américaines, sur lesquelles Hadley fait toujours une remarque.

Enfin, l'insistance sur la tournure que peut prendre une vie en seulement quelques minutes est juste fascinante, et chaque minute est plus ou moins précieuse qu'une autre, et un retard n'est pas forcément quelque chose de négatif. Surtout quand tu t'appelle Hadley Sullivan ;)

Alors j'ai très envie de recommander cette lecture très rafraîchissante et très originale. Mais encore une fois, j'insiste, la VF est vraiment pas terrible, et la VO est mille fois mieux!

Extrait:

She wrinkles her nose as she sets aside the lettuce and tomato, ridding each disassembled piece of the clinging white globs.
“That’s some nice work there,” he says around a mouthful of roast beef, and Hadley nods matter-of-factly.
“I have a fear of mayo, so I’ve actually gotten pretty good at this over the years.”
“You have a fear of mayo?”
She nods again. “It’s in my top three or four.”
“What are the others?” he asks with a grin. “I mean, what could possibly be worse than mayonnaise?”
“Dentists,” she offers. “Spiders. Ovens.”
“Ovens? So I take it you’re not much of a cook.”
“And small spaces,” she says, a bit more quietly.
He tilts his head to one side. “So what do you do on the plane?”
Hadley shrugs. “Grit my teeth and hope for the best.”
“Not a bad tactic,” he says with a laugh. “Does it work?”
She doesn’t answer, struck by a small flash of alarm. It’s almost worse when she forgets about it for a moment, because it never fails to come rushing back again with renewed force, like some sort of demented boomerang.
“Well,” says the boy, propping his elbows on the table, “claustrophobia is nothing compared to mayo-phobia, and look how well you’re conquering that.” He nods at the plastic knife in her hand, which is caked with mayonnaise and bread crumbs. Hadley smiles at him gratefully.


Elle fronce le nez en déposant soigneusement salade et tomate à part, avant de débarrasser chaque moitié isolée des amas blancs gluants y adhérant.
— Joli travail ! applaudit-il entre deux bouchées de rosbif froid.
Elle se contente d’opiner d’un air détaché.
— J’ai la phobie de la mayo. Alors, avec les années, j’ai fini par devenir plutôt bonne à ce petit jeu-là.
— Tu as la phobie de la… mayo ?
Elle opine de plus belle.
— Elle fait partie des trois ou quatre premières.
— C’est quoi les autres ? demande-t-il, avec un petit sourire ironique. Je veux dire : qu’est-ce qu’il peut bien y avoir de pire que la mayonnaise ?
— Le dentiste. Les araignées. Les fours.
— Les fours ? J’en déduis que tu ne dois pas être un cordon-bleu.
— Et les endroits fermés, ajoute-t-elle un peu plus bas.
Il penche la tête de côté.
— Comment tu fais en avion, alors ?
Elle hausse les épaules.
— Je serre les dents et je croise les doigts.
— Pas mal comme technique. (Il se marre.) Et ça marche d’habitude ?
Elle ne répond pas. Une boule d’angoisse, là, dans la gorge… C’est presque pire quand elle oublie – jamais très longtemps, malheureusement ! – parce que, chaque fois, ça revient encore plus fort, comme une espèce de boomerang de film gore.
– Oh ! reprend le garçon, en posant ses coudes sur la table, qu'est-ce que la claustrophobie à côté de la mayophobie ? Et tu n'as qu'à voir avec quelle maestria tu la maîtrises déjà, celle-là.
Il désigne du mention le couteau en plastique tartiné de mayonnaise et de miettes de pain qu'elle tient toujours à la main. Elle le remercie d'un sourire.



L'équation de l'amour et du hasard / This Is What Happy Looks Like - Jennifer E Smith - À venir

4 commentaires:

  1. Je l'ai lu en VF et j'avais franchement bien aimé, comme tu dis c'est une lecture très rafraîchissante ! :)

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  2. J'ai bien aimé en VF mais je préfère l'autre tome de l'auteure: l'équation de l'amour et du hasard!!
    Bisous :D

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    1. Il est dans ma pile, faut que je le lise! Mais tu sais bien, il y en a tellement!! ;)

      Gros bisous!!

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Merci! ♡